Hors d’eau – hors d’air !

La journée promettait d’être dense… elle a été au delà de nos espérances ! Hors d’eau avec un tour de yole ronde au Marin avec comme skipper le recordman de victoire du tour de yole de la Martinique… et hors d’air avec une magnifique plongée à Grande Anse dans un récif corallien. Des enfants ravis, les parents aussi… bref un CD 4 content 😀 avec de belles découvertes. Trop chouette ! Comme la journée a été riche, on vous la raconte en deux fois … la suite donc demain avec d’autres photos. En attendant on vous emmène faire un tour de yole un bateau mythique de la Martinique !

La yole est une embarcation à voile étroite, effilée, légère et très rapide, sans quille, sans leste, sans dérive ni gouvernail. La construction est en bois massif et sa longueur mais doit pas dépasser 10,50 m. Le nombre d’équipiers est au maximum de 14. Le bateau tient en équilibre grâce à des « bwa dressés ». Ces derniers ressemblent à des poutres qui sont tendues sur les côtés de la yole et sur lesquelles se penche l’équipage.

Ah, un peu d’histoire de la yole ! A l’origine le gommier était l’embarcation des marins pêcheurs de la Martinique. Ce bateau était construit dans un arbre qui portait le même nom et qui était creusé puis taillé. Les pêcheurs utilisaient cette embarcation principalement à la voile pour revenir de leur lieu de travail et arriver en premier pour vendre le produit de la pêche. Ensuite des courses sauvages furent organisées le dimanche puis les courses s’amplifièrent pour devenir des fêtes patronales. C’est alors qu’en 1940 un charpentier une idée de construire un bateau beaucoup plus grand, pour faire des régates en équipage, c’est ce qui donne la yole ronde d’aujourd’hui !

Ce sport unique au monde que les Martiniquais se sont approprié est une fierté pour l’île. D’ailleurs la yole ronde fait partie à présent du patrimoine immatériel de l’Unesco, un sacré reconnaissance ! Une fois par an vers le mois de juillet est organisé le tour des yoles ronde de la Martinique ou une trentaine d’équipage sont alignés venant de chaque quartier maritime. Ce spectacle attire une foule incroyable autant sur la terre que sur mer avec les bateaux suiveurs. C’est devenu l’évènement le plus prisé du territoire . Hélas comme vous le savez, le tour des yoles a été annulé cette année.. putain de Covid !

Nous avons eu la chance ce matin de naviguer sur une yole à partir du port du Marin . Nous étions 7 à bord et forcément la voilure était plus petite que sur les bateaux de compétition ce qui nous a permis de bien appréhender le fonctionnement de ce bateau. Pierre a pris l’aviron qui fait office de barre et Adrien a participé à l’équilibre sur sont « bwa dressé » . Nous avons eu 10 à 15 noeuds de vent ce qui nous a permi d’aller à de belles vitesses. Adrien était radieux, le Papa aussi… il rêvait de monter sur ce genre d’embarcation. Nous avons assisté aussi à la mise à l’eau d’un bateau de compétition avec tout son équipage ainsi que le staff de préparation sans oublier le cri de guerre de l’équipage au départ… magnifique et tellement typique !

Après ce pur moment de bonheur, nous avons tracé à Grande Anse pour le hors d’air et donc la plongée avec nos amis les beaux poissons. Mais pas tout à la fois, un peu de patience, on vous réserve ça pour demain !!! Vous avez les Jeux Olympiques de Tokyo pour vous occuper en attendant !

Le confinement commence ce soir à 19 heures avec forcément des embouteillages monstre ! Avis de « cluster » dans les voitures !!! Merci Monsieur le préfet pour cette belle initiative ! Mais que faire ?…

A demain, hors d’air et sous l’eau !!!

Le CD 4 à bloc !

Une coque de yole à terre …
On prépare la voile de 60 m2 bien étarquée sur son mât et sa livarde
Les yoleurs poussent l’embarcation…
Et hop c’est parti !
Reste plus qu’à trouver l’équilibre et à tracer à presque 10 noeuds …
Notre yole nous attends avec un ca d’or des yoleurs : Georges-Henri Lagier , plusieurs fois champion des yoles !
Allez hop c’est parti ! Mais Adri il faut soigner l’équilibre …
Direction « bwa dressé » pour assurer l’équilibre !
Avec plusieurs positions possibles !
Pendant que le paternel Pierre est à la barre !
A la régate avec une mini yole (7 mètres)
Un autre type de yole avec la yole pêcheur plus petite ( 4mètres)
Vous avez dit couleur de l’eau ?!!! Trop beau !
Décor magnifique au club Méditerranée !
Retour à terre !
L’équipage du jour !
Avec le coach !
Une yole prête à être transportée vers un autre plan d’eau … en semi- remorque !
Voues imaginez le spectacle que l’on a manqué avec l’annulation du tour des yoles de la Martinique !
Ce midi, petite carte postale de la baie du Marin !
Adri et Dan en figure libre ce soir sur la plage de Saint Anne , une autre figure vous attends demain !

Tartane et ça repart !

Nous sommes repassé en mode vadrouille pour terminer ces vacances et même si nous sommes en régime de confinement (qui commence demain), on ne va pas mollir. Les esprits sont quand même fragiles et Leïla se remet très doucement, les images de ces deux jours derniers resteront encore longtemps dans sa mémoire .Nous sommes partis aujourd’hui à la presqu’île de la caravelle en passant à Tartane petit port de pêche et station balnéaire bien sympathique. Demain le programme va être plus étoffé avec Yole ronde le matin pour naviguer sous voiles et plongée l’après-midi sur un récif corallien . De belles images à vous ramener …

La presqu’île de la Caravelle tient sa particularité des douze kilomètres d’avancée dans l’océan Atlantique où la fusion des panoramas entre terre et mer est omniprésente. L’endroit se visite beaucoup à pied par un sentier côtier qui mène au phare de la caravelle qui surplombe la mer via une végétation toujours aussi dense et des panoramas magnifiques. La route est également très belle avec une vue sur des îlets qui se mélangent aux petits brisants qui viennent de l’océan.

Deux villages font partis de la presqu’île : La Trinité dont on vous a parlé l’autre jour et Tartane, un joli village qui est le royaume des pêcheurs. Une belle petite série de cases au bord de l’eau et un grand nombre de gommiers (bateaux de pêche) tirés sur le sable ou au mouillage dans la baie en font un endroit plutôt charmant. Le tout est surplombé par de superbes maison en hauteur avec une vue imprenable sur la baie. L’endroit est aussi balnéaire et trouver une glace ou des chichis est très simple à faire … en plus la qualité est là !!! Par contre, nous avons été un déçu des deux plages avec beaucoup trop de monde et surtout pour l’une d’entre elle des sargasses se sont invitées. Même si nous avons fait petite baignade, ce ne sera pas un souvenir d’eau translucide ce qui est un comble pour la Martinique !

Ce soir pâtes cargo et belote. Leïla s’est un peu reposée, elle aura besoin de force demain !

Pleine de bises de nous 4, du club des 4 en vadrouille .

🥰🥰🥰

Le joli petit village de Tartane
Les hauts de Tartane qui concurrencerai presque le Cap Ferret avec l’exotisme en plus !
Momo, il est bon le chichi à Tartane ? Réponse : ouiiiiii !
Adri, lui préfère la glace… à mons qu’il aime les deux !!!!
Le petit port pittoresque de Tartane …
Un petit gommier au mouillage, bateau typique des Antilles
Signalisation inversé par rapport à l’Europe ! En rentrant au port: vert à gauche, rouge à droite, c’est le système us !
Une des baies de la Caravelle
Soleil couchant , les couleurs s’estompent !
La nuit tombe sur la Trinité village au départ de la presqu’île

Grand voyage, grand voyageur !

Voilà Normand viens de partir pour un nouveau voyage, l’au-delà. Pour nous quitter, il a eu une belle célébration au son du tambour qu’il aimait tant .

Toute notre petite famille a été soudée et c’est dans ces moments oh combien difficile pour ceux qui restent que se tissent des liens encore plus forts. D’ailleurs aujourd’hui ce n’était pas le CD 4, mais le CD 6 avec en plus Alick et Simone : le frère et la Maman de Leïla.

Après cette journée oh combien difficile, les âmes et les corps sont épuisés. Tout simplement à demain …

Le CD 6 !

Le cortège qui passe dans la rue Joseph SYMPHOR, le père de Normand
Au son du tambour Matinik, , le dernier recueillement avant le voyage …

Une veillée pas comme les autres …

Alors que, dans l’hexagone les funérailles sont un événement plutôt triste, aux Antilles, il s’agit d’une période plus joyeuse. Notamment autour de la veillée mortuaire qui est un moment de partage et de convivialité autour de la vie du défunt, ce qui illumine sa mémoire et lui rend hommage. Il y a encore peu de temps ces instants se passaient dans la demeure de la personne disparue. Aujourd’hui elle se déroule dans les maisons funéraires des pompes funèbres puisque beaucoup de personnes habitent en immeuble. De plus Covid 19 oblige les veillées ne sont plus aussi festives. Avant contes, chansons, boissons, soupe et petits pains faisaient partie de l’évènement.

La veillée en Martinique qui dure 4 heures est annoncée par les avis d’obsèques qui sont publiés sur les radios locales ce qui permet d’être très réactif. Ne connaissant pas le rituel de la veillée, on peut être septique… mais en y participant le charme opère. On voit arriver famille, amis, connaissances, voisins … qui sont venus saluer Normand visible dans son cercueil où il a été préparé avec soin et qui est situé dans une petite pièce. Après tout le monde a raconté la vie du Papa de Leïla et Alick en remémorant des anecdotes, ses qualités et ses défauts ! Et puis aussi, c’était une occasion à des personnes qui ne se sont pas vue depuis longtemps de sourire et de papauter provoquant ainsi une véritable communion entre les gens. Pour Pierre et Adri, la veillée était une chose inconnue et ils ont été très heureux et touchés d’y participer avec une bonne centaine d’âmes présentes autour de Normand. On ne peut rester insensible à ce moment quel que soit son avis sur les rituels de funérailles.

Demain sera un moment plus difficile à Schoelcher qui sera la dernière demeure du « père SIMPHOR ».

A plus tard. Le CD4

A la Joyau, tout un petit monde pour Normand.

Les belles plages de la Martinique …

Anse couleuvre, Plage du Carbet, Grande Anse d’Arlet, Madame, Anse figuier, Diamant, Anse Trabaud, Plage Madiana… : en Martinique, les plages s’égrènent, dont les noms sont une invitation au voyage. Au sud, des plages de paradis – sable blanc, eau claire, cocotiers, et les eaux calmes de la Caraïbe –, au nord, des plages sauvages, sable noir et courants tumultueux de l’Atlantique. Partout, le plaisir de se baigner toute l’année dans une eau à 28°, un rêve dans des décors de Caraïbes. Aujourd’hui, gros plan sur notre plage préférée pour l’instant : L’anse Couleuvre … suivez le guide !

Petite sortie en famille cet après-midi histoire de se changer les idées et de décompresser avant l’épreuve de ces 2 prochains jours. Direction le grand Nord (!) de l’île afin d’aller se baigner sur une des plus belles plages de la Martinique à l’Ance couleuvre au Prêcheur.

La route sous -le-vent longe la mer des Caraïbes . On y voit une eau étincelante et l’on traverse des village tels que Case Pilote, Belle Fontaine, le Carbet, Saint Pierre (ancienne capitale avant l’éruption du Mont Pelé) et pour terminer le Prêcheur. Cette route est superbe et nous emmène tout au Nord de l’île où le chemin devient cul de sac puisqu’aucun tracé routier ne mène à l’autre côté Atlantique de la Martinique .

Voiture déposée au bout de la route, on accède à la Couleuvre par une courte randonnée avec végétation tropicale avant de découvrir une oasis de paix dans un paradis tropical tellement l’endroit a du caractère ! Découvrir la plage est une expérience mémorable: une belle bande de sable gris volcanique en arc de cercle, bordée par un rideau de majestueux cocotiers et surplombée par d’imposantes falaises ( contre fort du mont Pelé) ainsi que par la fôret tropicale . Sauvage ! La nature à l’état brut, une idée de bout du monde !

Nous avons passé un très bon moment dans cette anse . Observation sous marine, jeu de ⚽️ , farniente … le temps s’est arrêté sans penser à rien si ce n’est que de profiter ensemble . Un souvenir magnifique .

Pourtant le temps stoppé fini par reprendre le cours de la vie. Les deux prochains jour seront difficiles avec la veillée et les obsèques du Papa de Leïla et d’Alick . Forcément, nous ferons juste quelques clins d’œil ici mettant notre vadrouille en parenthèse le temps du recueillement. Nous reprendrons notre chemin Jeudi avec la plume et les images que nous aimons tant partager avec vous !

Le CD4 plus soudé plus que jamais…

Saint Pierre qui était la capitale de l’île avant la catastrophe volcanique de 1902 .
Pour aller à l’anse Couleuvre , on traverse les ruines de certains bâtiments de l’ancien domaine agricole du 17 e siècle
Ensuite l’accès se fait dans une jungle tropicale magnifique …
Voilà la plage. Un sable noir brillant, des rochers, une eau bleue cristalline, du calme … , tout y est !
Des magnifiques cocotiers en bord de plage… une ombre poétique et bienvenue, les parasols ici ça n’existe pas !
Allez hop, la baignade… Mère et fille sont les premières dans la belle eau des Caraïbes !
Un poisson nage dans une eau d’une incroyable clarté 
Heu, là c’est du gros poisson !
Pose de style au fond de l’eau à 5 mètres !
Un décor très sauvage…
Mieux qu’un feu d’artifice dans le ciel … un cocotier !!!
Des gros cailloux et au large …
Le rocher de la Perle, un mini Diamant !
Ça mousse sur les rochers !
Jouer dans un décor, c’est juste magnifique 🤩 !
La pose CD 4 !
La route pour repartir de la plage, ça grimpe, l’anse couleuvre ça se mérite !
Belle lumière sur la route du retour au Prêcheur !

Du Figuier au Diamant …

La côte-sous-le-vent Sud Ouest de la Martinique est protégée des alizés de l’Atlantique. C’est là que l’on trouve de très belles plages notamment celle du Figuier et du Diamant que nous avons découvertes. C’est aussi une région très touristique, où l’on trouve beaucoup de famille Martiniquaises d’autant plus que pour eux c’est aussi les vacances. L’ambiance d’ailleurs devient plus festive, la musique « plein pot » sur les plages en atteste, on est loin du calme mais après tout c’est le « climat » d’ici !

On dit de que l’anse du Figuier est une des plus belle plage de l’île ! Assez vaste, la plage est bordée sur toute sa longueur par de majestueux cocotiers et quelques raisiniers qui procurent une ombre bienvenue. Le sable y est bien blanc et l’eau particulièrement belle et peu agitée . Le panorama y est splendide avec d’un côté la baie du marin et de l’autre le Morne Larcher et le rocher du Diamant . Des tables en bois ainsi que de petits carbets aménagés permettent de pique-niquer et même les nombreux vacanciers ne se gène pas pour monter des structures afin de se créer un espace à eux. Saupoudré de musique techno ( alors que des panneaux interdisent la musique amplifiée ) la plage est très active et branchée. Ce n’est pour nous pas la plage idéale mais dans l’ambiance morose actuelle, ça fait du bien !

Le bourg du Diamant est une des stations touristiques importantes de la Martinique. Sa magnifique plage de sable blanc bordée de cocotiers et autres amandiers très vaste. Elle est plus surfeur que baigneur car la houle peut y être dangereuse. Mais la star incontestée du lieu est le rocher du Diamant ! Véritable joyau ancré dans la mer des caraïbes le rocher du Diamant est devenu un incontournable. C’est un espace naturel protégé qui s’observe mais ne se visite pas. A 2 km de la côte, cet îlot volcanique de 175 m de haut est un des symboles de la Martinique. Il doit son nom aux reflets brillants dont se parent ses parois selon les heures de la journée. Il est devenu un cliché incontournable des cartes postales et photos souvenirs. Nous y sommes arrivé un peu tard avec une lumière qui aurait pu être meilleure mais d’ici la fin du séjour nous essayerons de publier de meilleures photos !

Le rocher est désormais le refuge de nombreuses espèces d’oiseaux. Il est aussi l’habitat des dernières couleuvres couresses (couleuvre endémique à la Martinique). Il est interdit d’y accoster mais les plongeurs confirmés viennent explorer les fonds à son pied où la faune est abondante malgré les courants : barracudas, bécunes et tortues vertes… Ses eaux limpides, ses grottes sous-marines, ses failles et ses coraux en font un des meilleurs sites de plongée de l’île mais hélas, n’étant pas vraiment initiés à la plongée qui est difficile à cet endroit, nous ne pourrons pas en profiter dans ce sens là.

En fin de soirée nous avons rencontré un personnage particulier et atypique qui nous a fait visiter sa maison qu’il loue de temps en temps. Direction première linge, au ras de l’eau avec vue imprenable sur le rocher. L’intérieur n’est pas en reste avec beaucoup de goût et qui ressemble à son propriétaire . Une bien belle adresse pour échanger l’espace d’une ou deux semaines cette belle maison avec la nôtre ! On en a parlé !

Les obsèques de Normand s’organisent . Leïla est forcément perturbé mais elle tiens le coup … elle est vraiment forte. Ce sont des vacances étranges, mais le CD4 gère et forcément nos liens dans une épreuve pareille s’en trouvent encore plus renforcé.

Désolé pour les fautes d’orthographe parfois, mais la fatigue à l’heure actuelle nous fait parfois faire des coquilles !

Des bises de là bas .

La plage « carte postale » du Figuier, superbe anse de sable blanc
Mais avec ambiance colorée avec barnums , baraques à frites, grillades et bien sûr nmusique à fond… le style d’içi !
Heu, Adrien tu vas où avec ton filet !
Un petit crabe se promène !
Tiens, en voilà un deuxième …
Petit port de pêche près du Diamant
Coucou les jeun’s
Grimaces de jeun’s !
Le style Adri … brevet déposé !
Le clocher tout en bois de l’Eglise Saint Thomas au Diamant
La plage du diamant
Le rocher du Diamant qui culmine à 175 mètres au dessus du niveau de la mer .
La femme couchée dans sa première interprétation !
Le ponton au Diamant où la pêche est parfois miraculeuse !
Les persiennes de notre futur maison de location en Martinique ?
Faut dire que la vue de la terrasse c’est quand même pas mal !

Des pas qui s’arrêtent …

Normand, le Papa de Leïla,et son frère Alick est parti la nuit dernière . Se voir arracher un « papa chéri » marque aussi la fin d’un point de repère dans une vie. Même si la mort d’un parent est naturelle et prévisible, elle vous replonge immédiatement en enfance avec grand sentiment de solitude . Il n’y pas vraiment de mots universels pour décrire le départ d’un parent pas plus que personne d’étranger ne peut ressentir la douleur de cet être que l’on vous arrache . Aujourd’hui avec Momo sa petite fille, les choses ont défilées sous le soleil de la Martinique, un clin d’œil pour certifier à son grand père que la vie continue et qu’elle sera vécue avec joie et douceur.
« Au fait Normand, tes pas se sont arrêtés mais si c’était un nouveau voyage ?! « 

Pour toi ces quelques images, sans texte, juste ce qui fait la beauté de ce qui nous entoure .

A demain… Le CD4


Du côté de Sainte Anne …

Cap au Sud aujourd’hui du côté de Saint Anne pour sauter dans les vagues côté Atlantique. Étrange sensation que d’affronter les rouleaux avec une eau à 28° , ça nous change de l’Atlantique ! Le Sud de l’île déploie ses jolies pages de blanc et celle de la Saline est là plus réputée… mais nous avons jeté notre dévolu sur autre endroit bien moins peuplé et finalement tout aussi joli : l’Anse Trabaut avec ses vagues agitées !

Sainte-Anne offre plus de 22 km de plage de sables blancs et d’eau turquoise, c’est un paradis pour la baignade. Mais les plages restent très fréquentées ce qui en fait perdre leur beauté. Nous avons choisi de faire une peu de piste caillouteuse pour arriver dans un endroit charmant et plein de charme à la plage de Trabaut . Tout le monde s’en est donné à cœur joie, il faut dire que le plaisir est grand à sauter les vagues dans une eau bien chaude! Le paysage pour arriver à la mer est varié et surprenant avec des cocotiers, la savane, les étangs… C’est vraiment un très chouette endroit et quel calme !

La ville de Saint Anne s’est construite au 17 ème siècle autour de la culture de la canne à sucre. Elle a été le théâtre de violents affrontements entre les colons français et anglais. La petite église Notre-Dame et l’une des plus anciennes de l’île . Elle a été détruite et reconstruise plusieurs fois suite à des incendies et à des cyclones. Flâner dans les rues avec vue sur la mer est très agréable, de nombreuses boutiques donnent un charme certain au coin. Nous avons dégusté des glaces maison extra, un délice. Ce village est un lieu idéal pour qui veut passer des vacances carte postale les pieds dans l’eau et la tête ailleurs.

La tête ailleurs c’est aujourd’hui pour Leïla et Alick son frère. Leur Papa s’en va gentiment rejoindre un autre lieu. Pierre et les enfants les accompagnent au mieux et la période n’est pas vraiment facile à vivre. La vie continue, on reste positif en pensant à Normand.

Ce soir nous avons découvert une autre plage près de Fort de France, celle de Malidia . De beaux cocotiers éclairent la plage sous le soleil, c’est un endroit reposant mais aussi très famille. Adrien s’est essayé au beach volley avec succès puisqu’avec ses trois coéquipières bien plus grande que lui ( aux alentours de 1m80) il a reporté le match après une « remontada » étonnante. Pour sûr qu’Adri fera une carrière dans le sport.


Au vu des circonstances, nous ne savons pas ce que sera demain. Nous devrons nous adapter nous adapter à la situation. C’est un peu le cœur serré que le CD4 vous embrasse. Merci de partager avec nous . A demain .

La plage des Salines est très belle mais trop de touristes arrivent dans l’après – midi …
L’arrivée à l’anse Trabaut, le charme opère…
La plage bordée de cocotier est très belle d’un côté comme …
De l’autre !
Les vagues y sont superbes mais attention au gros temps, l’endroit peut devenir dangereux .
La nouvelle coupe d’Adri , pas mal non ?
Il s’entraîne au body surf !
Mais il ne peut pas s’empêcher de faire des gestes de foot !
Un bois flotté, on peu imaginer plein de significations !
A la pointe, la savane des pétrifications . Endroit où les bois pétrifiés vidés de leur eau et brûlés par le soleil ressemblent à de la roche fossile.
Adri bronze, oui il met de la crème solaire !
La vieille église de Saint Anne , une des plus ancienne de la Martinique
Nous ne sommes pas à Valpareiso au Chili, le temple du graffiti mais au village de Saint Anne au charme certain .
Une vue de Saint Anne avec en toile de fond le rocher du diamant… pas mal, non ?
Les cocotiers de la Madiana .. un paysage dont on ne se lasse pas !
Adri s’essaye au beach volley
Même plus petit que ses coéquipières il a réussi à les smatcher !
Ce soir c’est Adri qui fait le dessert : glace coco !
Ce soir belote chez Peggy, ça change les idées, les lendemains risquent d’être pas simple à gérer…

La balade à JP, saison 2 !

Après avoir quitté l’îlet Chancel direction la barrière de corail pour l’îlet Loup-Garou qui est un petit morceau de terre inhabité à environ 3 milles de la côte. C’est un banc de sable de forme ovoïdale, entouré de plages de sable blanc avec en son centre un récif. L’accès y est très dangereux en raison des courants de l’Océan Atlantique, Il ne possède aucune habitation, ni construction sur place. Il constitue un site protégé régulièrement interdit d’accès depuis 2013 pour le préserver de la dégradation.

Retour dans la baie pour le déjeuner du midi à l’îlet Madame. Il doit son nom à la femme d’un ancien gouverneur de la Martinique (de 1636 à 1685). Cette dame, qui aimait particulièrement s’y reposer durant les années 1650, a finalement fini par lui donner un nom : l’îlet Madame. Il est aussi le plus visité des îlets Robert il faut dire qu’il est très bien aménagé avec un ponton d’accostage, de nombreux carbets (sorte de préau ), une belle plage de sable blanc et un récif corallien que nous avons pas hélas eu le temps d’observer sous l’eau .. une plongée étant prévue dans le reste du séjour, on ne regrette pas trop !
Le repas préparé par la famille de JP était couleur locale et très copieux . Langouste (brésiliennes) et colombo de poulet , un mariage gustatif qui nous a fait voyager ! Les langoustes ont été pêchées par JP ce qui a ajouté au charme du repas ! Pour bien digérer tout cela, farniente, découverte à pieds de l’îlet et petit baignade ont occupé cette escale !

Pour la fin de l’après-midi, nous sommes revenus au fonds blancs du trapèze ou délire musical et danse sur les bateaux ont clôturé la journée . Il faut dire que la spécialité du coin est de mettre plusieurs embarcations à couple et de se laisser prendre un peu par le Rhum, un peu par la musique ! Ça donne pas mal de spectacle, pour le calme, faut pas mouiller par là !

Le retour s’est fait à don’f à 40 noeuds sur des hauts fonds, il vaut mieux bien connaître le coin ! Arrivée juste à temps avant un grain d’orage ! Vous dire que la journée s’est bien passée est un euphémisme … elle s’est très bien passée, les enfants ont adoré et les parents se sont régalés. Un bon plan d’être parti avec le JP team, seuls nous n’aurions pas profité autant des choses. Ces moments ont été aussi l’occasion pour Leïla de penser un peu à autre chose, la santé de son Papa la préoccupe beaucoup .

Demain, un peu plus de calme, nous irons découvrir des plages sauvages

Le CD4 est au top, parents comme enfants ! Plein de bisous sans Pass sanitaire !!! ( ce sont les meilleurs ) .

L’îlet du Lou- garou qui repose sur un récif de roches corallienne . Interdiction de débarquer… dommage !
L’anse du trapèze, encore un beau spot de fonds blancs
Leïla à la pèche à l’oursin blanc, ça picote !
Il y a aussi du poisson …
Celui là est passé tout près !
Le bar flottant est toujours là !
Service accras . Aux légumes,et délicieux… même Pierre a adoré !!!
Le capitaine lui surveille !
Un débarquadère d’hôtel de luxe !
L’îlet Madame…
Son ponton qui accueille pros et plaisanciers
Et un salto arrière . Eh Adri, tu le sais … il ne faut pas trop forcer ! 😣
Pendant ce temps , on a préparé notre table bien à l’ombre …

Avec vue sur mer s’il vous plaît …

Menu : Colombo de poulet et langoustes- Riz. Un véritable délice , mais JP a sollicité sa Maman et sa Grand Mère !
Voilà l’assiette, ça donne envie !
Ça à l’air bon tout ça !
Adri, on t’as dit : ne force pas trop !
Un peu de tout : belle eau, bois flotté, sargasses …
A couple avec d’autres bateaux, musique à fond et ça danse !
Leîla, t’es à don’f là !
C’est vrai qu’il y a eu aussi la tournée du capitaine !
Sur une île déserte tu choisis quoi pour survivre ?: Un ballon pardi !

Un ado, ! c’est ça

Mais c’est ça aussi du rire …
De la complicité…
Y a pas à dire ces deux là s’entendent bien !
On rentre bye bye !
Petite course , mais avec 600 chevaux derrière ça donne 70 noeuds, la course n’était pas équitable !
Coucou Madame la lune !
De retour de cette magnifique journée au port .
Le port très dynamique du François
Merci les capitaines ! Un sacré souvenir de vadrouille !

La belle ballade à JP !…

Bon, là on va vous la faire en deux fois, donc deux jours ! Parce que la balade nautique d’aujourd’hui ne se raconte pas en un seul coup… trop à dire et surtout trop à voir . Et puis comme ça, on entretien le suspense ! La navigation dans les îlets du François et du Robert est un incontournable de la Martinique tant pour les yeux que pour l’histoire. Des journées comme ça sont rares, nous sommes privilégiés et nous apprécié à sa juste valeurs les instants vécus du jour ! Allez on embarque !

Pour ce type de navigation, nous avions le choix de louer un bateau ou de faire appel à un capitaine connaissant les lieux . Le choix de la raison l’a emporté, car naviguer en îlets et barrière de corail n’est pas raisonnable sans la connaissance parfaite des lieux . Bien sûr avec nos compétences de navigation nous aurions pu nous débrouiller seul mais c’est du stress et une perte de temps à chercher les passes de navigation ! Nous sommes en vacances donc la tranquilité n’a pas de prix . Et puis cela nous a permis de rencontrer JP (Jean Pierre) un homme atypique et un marin qui aime la vie et son métier et ça se sent. 

Le bateau destiné qu’à notre famille était une superbe yole à moteur de 30 pieds ( 9m) motorisé par 2 moteurs de 300 chevaux dont 600 au total autant vous dire que que ça trace mais avec aussi un très bon confort en mer Ce qui fait que ce type d’unité est vraiment adapté au lieu au contraire des catamarans disproportionné pour le lieu .

Les îlets du Robert sont un groupe de 10 petites îles certaines habitées d’autres non. Celles qui le sont soit des maisons secondaires des Békés et dont les constructions sont situées en hauteur soit par des marins -pêcheurs qui doivent se contenter des 50 pas maximum en bordure de mer . Il y a environ 3000 békés en Martinique qui sont descendants créoles (nés sur l’île) des colons esclavagistes de la Martinique. Mêmes s’ils ne sont pas tous riches il est à remarquer que 5 familles possèdent quasiment 80% de la richesse de la Martinique . Il y a souvent oppositions entre eux et le reste de la population sûrement par la plaie jamais vraiment fermée de l’esclavagisme.

La Baignoire de Joséphine est un super coup marketing (l’impératrice Joséphine n’a jamais dû y mettre les pieds!) mais aussi un spot pour prendre un bon bain de mer et pour le traditionnel baptême du rhum ! Même si l’endroit est ravissant avec de beaux fonds blancs, le bémol est la fréquentation, tous les bateaux partant en excursion se retrouvent à cet endroit et déversent leur cargaison de touristes ! Mais en bon capitaine notre JP nous a trouvé un autre fond blanc tout aussi joli pour un baptême au Rhum Coco . Tout y était : bar flottant , musique , belle énergie bref un bon moment !

Après une belle navigation nous avons débarqué sur l’îlet Chancel, le plus grand îlet de Martinique qui accueille l’une des dernières populations d’iguanes des Caraïbes (Iguana delicatissima). Avant d’être une réserve naturelle pour la préservation de la biodiversité, l’îlet Chancel abritait une ancienne briqueterie installée au XVIIIème siècle. On y trouve aussi les ruines d’un ancien four à poterie, des baraquements d’esclaves, un four à chaux et d’autres vestiges aujourd’hui classés monuments historiques au patrimoine Français . Bien sûr là encore la végétation prolifère avec notamment des figuiers maudits avec son système de développement étouffant !

Évidement la principale attraction de l’île est la présence du reptile iguane ! La destruction de son habitat, la chasse, l’introduction de prédateurs ainsi que l’introduction de l’iguane commun (avec lequel il s’hybride) ont entraîné petit à petit sa disparition . L’îlet Chancel constitue donc le dernier sanctuaire dédié à la préservation de cette population d’iguanes et il s’agit du seul endroit où l’on peut en trouver en Martinique ! Nous avons eu la chance d’en apercevoir plusieurs et cette petite bête pas farouche se laisse prendre en photo tranquillement. Reste que l’on a pas envie de s’approcher de trop près au cas où !!!

La suite de la description de la journée est encore longue … mais ce sera pour demain avec des surprises, quel suspense ce blog du CD4 !!!

A demain donc avec toujours le même plaisir . On est heureux içi, c’est une sacré vadrouille que nous vivons !

Pierre, Leïla, Momo et Adri !

A bord… le CD4 en belle balade !
La princesse en promenade !
On passe chercher les accras !
Les gars du « Feeeeeret « , vous êtes petit joueur là !
Sur les îlets les maisons des Békés sont en haut !
Les maisons des pêcheurs en bas dans la limite des 50 pas … pas très juste ça !
La baignoire de Joséphine, beurk… trop de monde !
Notre capitaine nous a trouvé un autre fond blanc beaucoup plus calme avec service bar dans l’eau !
« Tchin » les enfants, profitez 😊 !
Le bar flotte !!!
C’est quand même un luxe de prendre l’apéro ainsi !
Et si le luxe suprême était un ponton qui se jette dans la mer avec des transats ? Zut il en manque un pour le CD4 !!!
Les enfants en prennent pleins les yeux !
Hé hé … drôle de dégaine Momo !
Passage de la barrière de corail !
L’îlet du Lou- garou qui repose sur un récif de roches corallienne . Interdiction de débarquer… dommage !
Arrivée sur la briqueterie de l’îlet chancel
Accueil par un iguane … pas courant !
Et pas n’importe qu’elle espèce : l’Iguana delicatissima
Combat d’Iguanes pour une femelle.
Finalement c’est presque mignon ces bêtes là !
Figuier maudit, pas bon d’avoir cet espèce d’arbre près de chez vous !
Un moulin à broyer les cannes à sucres de l’époque de l’esclavage .
On quitte l’îlet sarguasses au pieds, on vous quitte aussi : la belle balade de JP se terminera demain… patience !