
Etape 8 : MATTE > KILLALA 131 Kms (1568 /2600 kms) – Bivouac: 54.27911° Nord / 9.23067° Ouest
Petit retour dans l’histoire aujourd’hui ! C’est au hasard d’une randonnée que nous avons découvert l’existence d’un réseau de 83 postes de surveillance qui a été construit autour de la côte de l’Irlande pendant la Seconde Guerre mondiale. La numéro 63 se dresse majestueusement sur un pic rocheux avec vue imprenable sur ce qui pouvait être les mouvements maritime pendant la guerre. Chemin faisant nous avons découvert la 64 puis la 65 de quoi se dire que si nous revenons vadrouiller en Irlande, au lieu de faire la WIld Atlantic Way, notre objectif pourrait être de faire le tour des tours de guet !
Belle nuit à la musique des vagues qui s’écrase sur notre plage, nous avons presque fait la grasse matinée… trop bien ! Il faut dire que probablement notre première vadrouille avec un rythme moins soutenu que d’habitude, au vu des évènements avant notre départ cela fait du bien de lâcher un peu !
Nous avons repris la route pour remonter vers le Nord avec toujours ces routes qui longent au maximum la mer. En cherchant un spot pour le pique-nique (on devient exigeant !), nous sommes tombés sur une superbe plage , un bel endroit pour le miam ! C’est là que Leïla a repéré un sentier vers une colline qui menait par le large et Pierre en « petit aventurier » a répondu : allez on prends les bâtons et on y va … ces deux là forment une belle équipe !
Nous avons bien fait, cette balade a été magnifique et nous a permis de découvrir l’une des 83 tours de guet ( la 63 pour nous) qui ont été construites autour de la côte de l’Irlande pendant la Seconde Guerre mondiale. composés de bénévoles et de membres de la communauté locale, les coastwatchers ont habité les postes et ils étaient chargés d’identifier et de rendre compte de la navigation, des mouvements d’avions et de tout corps ou objet emporté à terre. Entraînés à observer et à signaler chaque incident par téléphone, les coastwatchers ont enregistré chaque observation dans des journaux de bord, maintenant conservés dans les archives maritimes . Au début, ils travaillaient à partir de tentes jusqu’à ce que l’on construise des blocs de béton standard en sections pré-moulées à un endroit spécifique et assemblé là-bas. Ils étaient opérationnels avec une ligne téléphonique qui communiquait toutes les observations à un point d’autorité central. Les postes étaient dotés par 2 hommes, 1 à l’intérieur et 1 à l’extérieur par tous les temps, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le Marine and Coastwatching Service a été dissous en juin 1945. Certaines tours de guet n’ont pas résistées au temps et d’autres ont été réhabilité comme la 63 dans laquelle nous avons joué le rôle d’observateur à travers les fenêtres du mirador, jolie expérience !
L’environnement de cette balade est magnifique avec notamment des falaises très hautes, un environnement bien plus émouvant que les falaises de Moher en tout cas avec une nature préservée.. du vrai, quoi !
Après ce petit moment d’histoire, nous avons continué notre petit tour vers d’autres postes d’observation avec notamment le mirador 64 qui se trouve à Downpatrick Head. Formé il y a des millions d’années, ce rocher emblématique le Dún Briste faisait autrefois partie du continent. Son nom signifie « fort brisé », en référence à la légende selon laquelle il se serait détaché de la côte lors d’une violente tempête. L’endroit est très spectaculaire et presque parfois dangereux tellement on a envie de se pencher pour prendre la bonne photo ! Les multiples strates des falaise donne l’impression de bout du monde ! Ce conté de Mayo dans lequel nous sommes aujourd’hui est vraiment magnifique avec une belle diversité .
Ce soir, bivouac magnifique avec en face la mer déchaînée et sur notre gauche une immense plage qui s’avance même à l’intérieur des terres dans une baie majestueuse . Des moments intenses avec tous les jours de belles surprises . Le temps demandez vous ? Une seule réponse , en Irlande pour nous c’est grand beau .. juste un peu venté ces temps çi quand même !
On vous embrasse, demain c’est un autre jour, une nouvelle histoire
Les amoureux de l’Irlande ( mais pas que ! )

































